La commune s’étend sur 82,8 km² et compte 22 716 habitants depuis le dernier recensement de la population. Avec une densité de 274,2 habitants par km², Le Moule a connu une hausse de 9,1% de sa population par rapport à 1999. Entourée par les communes de Saint-François, Sainte-Anne et Petit-Canal, Le Moule est désigné comme ville centre par le Schéma d’Aménagement Régional ( SAR).En 2014, la ville du Moule intègre la communauté d’agglomération du Nord Est Grande Terre.

Le Moule en bref

La commune du Moule est aujourd’hui un véritable centre d’animation urbain qui rayonne sur l’ensemble du Nord-Est de la Grande-Terre. Elle est resté à l’abri de la fièvre touristique tout en développant son activité autour de ses plages et en mettant en valeur son patrimoine culturel et naturel.
L’emblème du Moule est une caravelle voguant sur la mer et accompagnée par la devise : « Mens Agitat Molem » qui signifie « l’esprit domine la matière » tout un symbole qui implique la force de ses habitants.

Un peu de géographie

Située au centre de la côte Est de la Grande Terre, la commune du Moule fait face à l’Océan Atlantique. Ses rivages présentent de très belles plages de sable blanc contrastant avec de pittoresques falaises abruptes aux pointes calcaires sculptées. Deuxième commune de l’île de par sa superficie et 6ème de l’île en terme d’habitant, elle est limitée à l’Est par la commune de Saint-François, au nord-ouest par Petit-Canal, à nord Est par Sainte Anne et à l’ouest par Morne-à-l’Eau. Son territoire aux sols calcaires est plat dans la région de Zévallos et vallonné dans les Grands-Fonds, dont le plus haut point culmine à 135 mètres. Son climat tropical, doux et plutôt sec, rafraichi et humidifié par les Alizés, occasionne des pluies relativement fréquentes, mais insuffisantes pour développer une végétation dense.

L’économie du Moule

Elle est axée autour de l’agriculture, avec comme production de base la canne à sucre transformée par deux unités industrielles (Gardel et Damoiseau). Le maraîchage occupe une place de choix autour de différents fruits et légumes (melon, tomate...). Le Moule est devenu une ville agro-industrielle avec l’installation de la centrale thermique Bagasse-Charbon. Les activités commerciales se sont également développées avec comme place forte la rue Saint Jean. Les deux pôles d’équilibres sont la zone de Damencourt et la nouvelle zone d’activité de Guenette.

Les artisans proposent de nombreux produits aux visiteurs qui peuvent se les procurer sur les différents marchés mises en place par la ville.
Le Moule est une ville moderne équipé en terme médical et paramédical.
Sur le territoire, on retrouve la totalité des banques présente sur le département, preuve de l’importance commerciale du Moule.

Des hébergements chez l’habitant proposent de nombreuses nuitées.

De nombreuses activités sportives et culturelles

Tous les sports sont pratiqués au Moule, avec une place de choix pour le football et le cyclisme. Depuis quelques années, les sports de loisirs sont en plein essors, et la ville accompagne cette tendance en mettant en place les infrastructures. C’est ainsi que la ville dispose d’un spot de surf réputée pour ses vagues, le site y a d’ailleurs accueilli les championnats du monde de wave ski en 2003 et les championnats panaméricain de surf. La base de loisir de l’Autre Bord accueille des terrains de beach tennis, beach volley, beach foot, une piscine, un boulodrome, des courts de tennis.

De nombreux autres sports de plein air comme le canoë-kayak, le parapente ou encore le standle-paddle sont proposés tant aux débutants qu’aux initiés.
Un parcours de santé complète l’offre sportive de la ville.

Les activités culturelles y sont denses autour d’un centre culturel incontournable en Guadeloupe avec sa salle de spectacle et de cinéma. Des animations sont régulières sur l’ensemble de la ville, avec la complicité de nombreuses associations.

Un soupçon de données historiques

Le Moule, fondée en 1680, est une des plus anciennes communes de l’île. Autrefois appelée Portland, la ville se situait au 17ème siècle sur le lieu actuel du quartier de l’Autre Bord.

La canne à sucre y est pour beaucoup dans la prospérité de la ville au XVIIIème et XIX ème siècle. Une trentaine "d’habitations" pratiquement autosuffisantes par la culture de la canne, du cacao, du café, du coton, des épices et des vivres dominent l’économie guadeloupéenne autour de 1850. L’importante main d’œuvre nécessaire est constituée au fil des années par les engagés, puis par les esclaves et après 1848 par les immigrés indiens.

La révolution industrielle et la crise sucrière, entraînent de nombreuses faillites et une restructuration des unités de productions. Les machines à vapeur remplaceront les anciens moulins.

En 1901 seules subsistent 4 sucreries : Duchassaing, Zévalos, Marly et Gardel. En même temps, Le Moule perd sa prédominance portuaire face à Pointe-à-Pitre et la commune est en léthargie.

La reconstruction d’après le terrible cyclone de 1928 fut un nouveau point de départ pour la commune qui non seulement se relève de ses ruines sous l’équipe du Maire, M. Romana, mais se dote de nouvelles structures - écoles, routes, espaces verts, la mairie...

Le Moule à un fort passé amérindien, le parc archéologique ouatibi tibi est un témoin de la présence des premiers habitants de l’île au Moule. Ces vestiges de la civilisation amérindienne sont réunis dans une collection unique présentée au Musée Départemental de Préhistoire de la Guadeloupe Edgar Clerc.

Haut de page